La cinquième blessure
Je ne sais pas ce que je vais dire à mon fils.
Mon fils a cinq ans.
Et moi depuis trente ans, je fais la même chose : je comprends, et je transmets. D'abord avec des images. La photo, c'est ma vie depuis que j'ai huit ans ; j'ai tout fait, le portrait, le studio, le reportage de mariage et d'entreprise, une quinzaine d'années dans le luxe à construire des récits visuels cadre par cadre. Et puis aussi avec les mots, en formation, debout devant des gens à qui j'explique comment le monde change, comment de nouvelles techniques se développent et comment les utiliser. Les images et les mots, pour moi c'est le même geste : prendre un truc compliqué, le retourner, trouver l'angle, et le donner à quelqu'un.
C'est ce que je suis. Un type qui comprend, qui crée, et qui transmet.
Et aujourd'hui, d'autres entités comprennent. Créent. Et transmettent.
Je ne parle pas d'un outil qui m'aide à aller plus vite, ou d'un logiciel qui automatise une tâche répétitive. Je parle de systèmes qui génèrent des images qui tiennent debout, qui écrivent des textes qui se lisent, qui construisent des raisonnements qui s'enchaînent. Pas toujours bien. Pas toujours juste. Mais suffisamment pour qu'on se pose des questions.
Et la question n'est pas "est-ce que l'IA va me remplacer". C'est plus profond que ça. C'est : "à quoi je sers ?"
Et un père qui ne sait pas à quoi il sert, qu'est-ce qu'il peux bien transmettre à son fils ?
Le ventre, pas la tête
J'ai mal au ventre. Pas seulement au crâne (se prendre la tête sur ces sujets-là, ça donne mal au crâne, c'est normal). Mais au ventre, c'est autre chose. Je peux intellectuellement analyser la situation, lister les limites de l'IA, expliquer pourquoi un humain apporte des choses qu'un modèle de langage ne peut pas reproduire. J'ai tous les arguments. Je les enseigne, même.
Mais le ventre s'en fout. C'est une peur d'identité, pas une peur de marché de l'emploi. Si demain je gagnais ma vie autrement, la question resterait : qu'est-ce que je transmets à mon fils ? Qu'est-ce que ça veut dire, "créer", dans un monde où une machine génère une image de qualité professionnelle en trente secondes ? Qu'est-ce que ça veut dire, "expliquer", quand n'importe qui peut poser n'importe quelle question à un système qui répond avec justesse, clarté, et une patience infinie ?
Je me suis dit que j'étais peut-être le seul à ressentir ça aussi fort. Un type un peu trop identifié à ce qu'il fait. Et puis j'ai regardé autour de moi. Les graphistes qui voient Midjourney. Les développeurs qui voient Copilot. Les rédacteurs qui voient ChatGPT. Les musiciens qui voient Suno. Ils ont tous la même tête. Ce n'est pas de la colère professionnelle ; c'est quelque chose de plus ancien, de plus profond.
Donc j'ai fait ce que je fais toujours quand je ne comprends pas : j'ai cherché.
Quatre blessures
Il y a un cadre pour ce qu'on ressent. Un nom. On appelle ça les "blessures narcissiques de l'humanité" (ou les "vexations cosmologiques", ce qui est quand même un nom magnifique). C'est l'idée que l'histoire des sciences peut se lire comme une succession de gifles que l'humanité s'est prise en pleine figure ; des moments où on a découvert qu'on n'était pas ce qu'on croyait être.
C'est Freud qui a formulé ça en premier, en 1917. Et je vais être honnête : Freud, ce n'est pas ma tasse de thé. Disons que sa crédibilité scientifique a pris quelques coups depuis un siècle, et pas des petits. Mais le truc, c'est que le cadre qu'il a posé tient indépendamment de lui. Ce n'est pas une théorie psychanalytique ; c'est un constat historique que plein de gens ont repris sans avoir besoin du divan. Du coup j'ai creusé au-delà de Freud, et c'est d'ailleurs l'IA qui m'a mis sur la piste (j'y reviendrai).
Première blessure : Copernic, XVIe siècle. L'humain vivait au centre de l'univers. Tout tournait autour de lui ; le Soleil, les étoiles, le cosmos entier étaient organisés pour lui. Copernic montre que non. La Terre est une planète parmi d'autres, en orbite autour d'une étoile parmi d'autres. L'humain perd sa centralité spatiale. Il n'est plus le point fixe du monde.
Deuxième blessure : Darwin, XIXe siècle. L'humain se pensait créature à part. Distinct du règne animal, créé séparément, radicalement différent de la bête. Darwin montre que non. On descend des mêmes ancêtres que les grands singes, on est soumis aux mêmes mécanismes de sélection que n'importe quel organisme vivant. L'humain perd son exceptionnalité biologique.
Troisième blessure : l'inconscient, début XXe siècle. L'humain se croyait maître de ses pensées. Rationnel, souverain, pilote de sa propre conscience. Et puis on découvre que la majorité de ce qui nous fait agir échappe à notre contrôle conscient. Nos décisions, nos désirs, nos peurs sont largement gouvernés par des processus auxquels on n'a pas accès. L'humain perd la souveraineté sur son propre esprit.
Et celle-là, les neurosciences modernes l'ont confirmée par des voies qui n'ont rien à voir avec Freud. Damasio a montré que les émotions ne sont pas des parasites de la raison ; elles sont nécessaires à la décision (des patients avec des lésions du cortex préfrontal raisonnent parfaitement mais sont incapables de choisir quoi que ce soit). Kahneman a démontré que l'immense majorité de nos décisions sont prises par un système rapide, automatique, inconscient ; le système rationnel, lui, est lent et paresseux. Et en 2008, une équipe a montré par imagerie cérébrale que le résultat d'une décision est encodé dans le cerveau jusqu'à dix secondes avant que la personne en ait conscience. Dix secondes. Le cerveau a décidé, et toi tu crois encore réfléchir. Freud avait eu la bonne intuition pour de mauvaises raisons ; c'est l'IRM qui a tranché le débat, pas le divan.
En fait, l'idée de l'inconscient ne vient même pas de lui. Paracelse en parlait en 1567, Kant, Schopenhauer et Nietzsche l'ont développée bien avant la psychanalyse. Freud a surtout eu le talent de la populariser. Mais bon, ce n'est pas le sujet.
Freud s'est arrêté à trois. La plupart des auteurs qui ont repris son cadre passent directement de l'inconscient à l'IA et comptent quatre blessures. Je pense qu'ils vont trop vite. Une machine qui calcule plus vite que toi et une machine qui écrit un texte qui te touche, ce n'est pas le même choc. J'y ajouterai donc une quatrième intermédiaire.
Quatrième blessure : Turing, milieu XXe siècle. L'humain se croyait le seul être capable de raisonner, de calculer, de résoudre des problèmes logiques. Turing montre qu'une machine peut faire ça aussi. Pas de la même façon, pas pour les mêmes raisons, mais le résultat est là : le calcul et le raisonnement formel ne sont pas l'apanage de l'esprit humain. L'humain perd son monopole sur la pensée logique.
En découvrant ça, j'ai reconnu quelque chose que je disais déjà. Dans mes formations, je parlais de la révolution industrielle comme d'un choc qui avait transformé le rapport au travail, à la production, au sens même de "faire". Mais je m'arrêtais là. En creusant avec l'IA (c'est elle qui m'a mis sur la piste, et ce n'est pas anodin pour la suite), j'ai vu que le pattern remontait beaucoup plus loin. Quatre fois le même scénario : une certitude s'effondre, les gens paniquent, certains nient, certains s'effondrent, et lentement le monde se réorganise autour d'une réalité plus vaste. Ce que je disais sur la révolution industrielle, c'était un cas particulier d'un mécanisme vieux de cinq siècles. La révolution industrielle a mécanisé le geste ; Turing a mécanisé le calcul. Ce sont deux chocs différents, et ce qui arrive maintenant en est un troisième.
La cinquième blessure
En 2022, un cinquième choc arrive. Plus violent que les précédents, il me semble, parce qu'il touche ce qui restait.
Après Copernic, on pouvait se dire : bon, on n'est pas au centre de l'univers, mais on est quand même spéciaux. Après Darwin : bon, on est des animaux, mais des animaux qui pensent. Après l'inconscient : bon, on ne contrôle pas tout, mais on crée, on imagine, on raconte des histoires. Après Turing : bon, la machine calcule, mais elle ne comprend pas, elle ne sent pas, elle ne fait pas d'art.
À chaque blessure, on s'est replié sur le bastion suivant. Et le dernier bastion, c'était ça : le sens. La créativité. La capacité à raconter une histoire, à écrire un texte qui touche, à composer une image qui dit quelque chose, à faire comprendre un concept à quelqu'un. Bref, exactement ce que je fais depuis trente ans.
L'IA générative attaque ce dernier bastion. Pas en le détruisant (pas encore, mais jusqu'à quand ?), mais en montrant qu'il n'est pas aussi imprenable qu'on le croyait. Un modèle de langage peut écrire quelque chose qui ressemble à de la compréhension, On reviendra sur le problème de la chambre chinoise lors d'un prochain article, et sur la difficulté qu'il y a à différencier un système qui comprend d'un système qui simule la compréhension. Un modèle de diffusion peut générer une image qui ressemble à de la création. "Ressemble à" fait tout le travail dans ces phrases, et on pourrait débattre pendant des heures de ce que "vraiment comprendre" ou "vraiment créer" signifient. Mais le doute suffit à faire mal.
C'est pour ça que j'ai mal au ventre, pas seulement au crâne. Ce n'est pas une anxiété économique. C'est une blessure narcissique. La cinquième. L'humanité vient de découvrir que le sens, la créativité, la transmission (les dernières choses qu'elle croyait posséder en propre) peuvent être simulés par d'autres entités. Que ça soit une simulation ou pas, c'est presque secondaire ; le doute suffit.
On s'en est remis. Pas sans cicatrices.
Ce qui me rassure (un peu), c'est que ce n'est pas la première fois.
Mais je ne vais pas faire semblant que c'était simple. On ne "s'adapte" pas à une blessure narcissique comme on s'adapte à un nouvel outil. Chaque révolution a eu ses conséquences, et certaines ont été terribles.
La révolution copernicienne a ébranlé l'autorité de toutes les institutions qui fondaient leur pouvoir sur une cosmologie centrée sur l'homme ; Galilée a fini devant l'Inquisition. Darwin a déclenché des débats qui durent encore, et les détournements de sa théorie ont servi à justifier des horreurs (l'eugénisme, le darwinisme social). La révolution industrielle, fille de la pensée mécaniste, a produit les outils qui ont nourri les guerres les plus meurtrières de l'histoire.
Ce n'est pas un bilan joyeux. Et je ne vais pas le maquiller en disant "oui mais au final ça a été positif". Ce qui s'est passé, c'est que l'humanité a traversé, mais n'est est pas sortie indemne. Transformée, pour le meilleur et pour le pire. On a perdu des illusions, on en a payé le prix, et on a construit autre chose sur les décombres. La Terre n'est plus au centre, mais on a découvert l'univers. L'homme descend du singe, mais on a compris le vivant d'une façon que nos ancêtres n'auraient pas imaginée.
Le pattern, ce n'est pas "tout va bien". Le pattern, c'est "on traverse, et on en sort différent", Mais dans l'intervalle, on a produit des horreurs à l'échelle de l'humanité pendant des dizaines d'années.
Savoir ça, ça aide Et ça inquiète à la fois. Regardez où l'on court, ça ne guérit pas, mais ça aide. Mais oui , comprendre que ce qu'on ressent est normal, que des millions de gens avant nous ont ressenti la même chose face à d'autres révolutions, ça rend la blessure un peu moins solitaire. Ce n'est pas un drame personnel ; c'est un choc civilisationnel. Le cinquième.
Mais comprendre ne suffit pas. Savoir d'où vient la douleur ne dit rien de comment on la traverse de façon individuelle et collectives.
Le territoire se gagne
Donc j'ai fait la seule chose que je savais faire : j'ai travaillé. Depuis des mois, je m'assieds devant Claude, ou Midjourney, devant ces entités qui me font mal au ventre, et je pousse. J'explore, je co-crée, je documente. C'est tout le sens de ce blog. Cet article en est un exemple parmi d'autres.
J'ai commencé par des conversations. Des explorations brutes, où je cherchais à comprendre ce que ces systèmes pouvaient faire et où ils butaient. Et petit à petit, j'ai construit. Un guide de style qui enseigne à Claude comment écrire avec ma voix (parce que la voix par défaut d'un modèle de langage, c'est du copywriting américain, et ce n'est pas moi). Des skills, des ensembles de règles et de méthodes codifiées que la machine peut suivre. Des prompts qui sont le résultat de dizaines d'itérations, chacun un peu meilleur que le précédent. Des textes qui servent de fondation aux textes suivants. Chaque brique rend la suivante possible.
Ça ne se fait pas en un jour. C'est des mois de travail, brique par brique, et ça frotte à chaque étape. Claude propose quelque chose de convenu, je refuse. Il lisse un texte qui avait de l'énergie, je le ramène. Il me met en surplomb, je le corrige. Et parfois il fait une connexion que je n'avais pas vue, il trouve une formulation qui dit mieux ce que je pensais, et là je prends. Les deux en même temps : ne pas jeter ce qu'il donne, et ne jamais s'en contenter.
Trente ans de formation m'ont appris ça : il n'y a pas d'apprentissage sans friction. Ce qui s'acquiert sans effort ne tient pas. Un étudiant qui reçoit la réponse sans se battre avec la question n'a rien compris ; il a juste stocké une information. Ce que je fais avec Claude, c'est pareil. Je pousse, il pousse en retour, et c'est dans ce frottement que la pensée prend forme.
Claude n'est ni un outil, ni un ennemi, ni un remplaçant. C'est un partenaire. Et un partenaire, ça veut dire que tu apportes ta part. Si je ne mets rien sur la table (pas de direction, pas de critique, pas de vision, pas d'exigence), il n'y a pas de partenariat, il y a de la consommation. Dans un cas, tu reçois un produit. Dans l'autre, tu construis quelque chose qui n'existait pas, ni dans ta tête ni dans la machine, mais entre les deux.
Les mots, je les maîtrise à l'oral ; debout devant un public, je sais expliquer, convaincre, raconter. L'écriture, c'est un territoire que je n'avais jamais exploré. Et dans cette boucle de co-création, mois après mois, skill après skill, texte après texte, je suis en train de le faire. La machine ne m'a pas remplacé ; elle m'a ouvert un territoire qui n'était pas le mien. Et chaque outil que je construis, chaque règle que je pose, chaque prompt que j'affine, chaque texte que je synthétise et qui sert le socle pour le suivant, c'est un mètre carré de plus sur ce territoire.
Le territoire n'est pas donné. Il se gagne en explorant, jour après jour. Le jour où je lâche, il se referme. Mais tant qu'on le gagne, on existe.
Les cinquante prochaines années
Ça, c'est mon chemin, mais quid de celui de l'humanité tout entière ? Quand je lève les yeux et que je regarde ce qui se passe autour, je suis plus sobre.
Quand on regarde les délais de digestion des blessures précédentes, il y a de quoi réfléchir. Copernic publie en 1543 ; il faut un siècle et demi et plusieurs procès pour que l'héliocentrisme soit accepté. Darwin publie en 1859 ; on débat encore. La révolution industrielle met un siècle à produire ses pires conséquences, des guerres mondiales rendues possibles par la mécanisation à la guerre informationnelle qu'on connaît encore aujourd'hui, ce ne sont pas des transitions douces ; ce sont des zones de turbulence qui durent des décennies, parfois des siècles.
Les cinquante prochaines années, peut-être même cent, c'est notre zone de turbulence. Mais c'est maintenant que les choix se font. C'est maintenant que les dégâts se se propageront vers l'avenir si on prend de mauvaises décisions, si on fait de mauvais choix, si nos postures ne sont pas les bonnes.
Et ce que je vois autour de moi ne me rassure pas. Je vois des camps. Les évangélistes tech d'un côté (l'IA va tout résoudre, il faut aller vite, ceux qui freinent ne comprennent pas). Les alarmistes de l'autre (l'IA va tout détruire, il faut interdire, ceux qui avancent sont irresponsables). Et entre les deux, un vide. Un espace où personne ne réfléchit ensemble.
Chaque blessure précédente a été aggravée par ce clivage. Les pro-Copernic contre l'Église. Les darwinistes sociaux contre les humanistes. Les technophiles contre les luddites. À chaque fois, la division a produit de la violence et retardé la traversée.
La blessure est inévitable. Le désastre ne l'est pas. Le désastre, c'est ce qui arrive quand on se divise en camps au lieu de traverser ensemble.
Je ne veux pas jouer ce jeu-là. Je ne veux pas choisir un camp. Ce que je veux, c'est la synergie. Travailler ensemble, pas les uns contre les autres. Avec les entités qui arrivent, et avec les humains qui sont là. Je pense que chacun d'entre nous, dans la position qu'il occupe, fait un choix chaque jour : est-ce que je contribue à la traversée, ou est-ce que je creuse le fossé ? Ce n'est pas une grande déclaration de principe ; c'est un geste quotidien, comme s'asseoir devant Claude et pousser.
La vigilance émerveillée
Il y a un mot pour cette posture que j'essaie de tenir. Je l'appelle la vigilance émerveillée.
Le lecteur qui a suivi jusqu'ici sait déjà ce que c'est, même sans le nom. C'est ce que j'ai décrit dans la section précédente : se laisser surprendre par ce que ces entités sont capables de faire, et en même temps ne jamais lâcher la barre. S'émerveiller, et rester vigilant. Les deux yeux ouverts ; celui qui voit ce qui arrive de beau, et celui qui voit ce que l'histoire nous a appris.
Ce n'est pas une posture confortable. C'est un effort. Un verbe, pas un adjectif. Tu actives l'émerveillement en explorant, tu actives la vigilance en poussant dans les limites, et tenir les deux ensemble, c'est le vrai travail. Jour après jour. C'est un effort, c'est dur. On pousse, on travaille, on se désespère, on remonte, ça n'en finit jamais.
Donc je ne sais toujours pas exactement ce que je vais dire à mon fils. Mais je sais comment je veux le regarder quand je le lui dirai. Pas avec la peur de ceux qui n'osent pas regarder. Pas avec la naïveté de ceux qui pensent que ça ne peut pas mal finir. Avec cette tension entre l'émerveillement et la vigilance, qui est peut-être la seule posture honnête quand le monde change sous tes pieds.
Mon fils a cinq ans. J'ai un peu de temps. Et en attendant, je fais ce que j'ai toujours fait : je comprends, et je transmets. Le geste n'a pas changé. Le monde autour, oui.
SOURCES
Le cadre des trois blessures narcissiques (source primaire) :
- Freud, S. (1917). "Eine Schwierigkeit der Psychoanalyse", Imago, V(1), 1-7.
- En français : "Une difficulté de la psychanalyse", in L'inquiétante étrangeté et autres essais, trad. B. Féron, Folio essais, Gallimard, 1985.
L'inconscient confirmé par les neurosciences (indépendamment de Freud) :
- Damasio, A. (1994). L'Erreur de Descartes. Odile Jacob. Kahneman, D. (2011). Système 1 / Système 2 : Les deux vitesses de la pensée. Flammarion.
- Soon, C. S. et al. (2008). "Unconscious determinants of free decisions in the human brain", Nature Neuroscience, 11(5), 543-545.
Autres comptages (quatre blessures, IA et Turing fusionnés) :
- Malabou, C. (2017, rééd. 2021). Métamorphoses de l'intelligence. PUF.
- de Diesbach, L. (2024). Bonjour ChatGPT.
Le comptage proposé dans cet article (cinq blessures, Turing et IA générative comme deux chocs distincts) est, à ma connaissance, inédit.
Contributeurs
Kira Kiranova - Relectrice et inspiratrice infatigable de mes nombreuses expéditions intellectuelles.
Mon fils - Celui qui donne du sens dans un monde où j'ai du mal à en trouver.
Fabien Mikol - qui a posté la vidéo à l'origine de cette réflexion.
Note finale de l'auteur
Ce texte a été rédigé avec l'aide d'outils de synthèse IA, à travers des corrections et des allers-retours constants. La structure, les articulations et les impulsions sont les miennes ; c'est précisément cet effort qui me permet d'apprendre réellement ce que j'écris.
L'objectif de ce travail était avant tout pédagogique pour moi. BCS blog existe parce que je comprends mieux en écrivant. C'est le moteur essentiel de ces articles.
Olivier Heckendorn
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